SITE OFFICIEL DU FESTIVAL DE PATRIMONIO (CORSE)

Association "Les Nuits de la Guitare" - BP 12 - 20253 Patrimonio

 

Programme 2017

Mardi 18 juillet

1ère partie : NOA

Noa est une chanteuse d’origine yéménite, née en Israël, qui a grandi à New-York où elle a suivi les cours de la High School for Performing Arts. Quelques années plus tard, elle fait la rencontre du guitariste Gil Dor avec qui elle forme un duo en 1993, "Achinoam Nini and Gil Dor". L’année suivante, elle sort son premier album, "Noa", coproduit par Pat Metheny, qui lui apporte un succès immédiat dans le sillage de son tube "I don’t know". Noa doit son succès à son immense voix, mais aussi à sa musique métissée qui brasse folk, pop, rock et influences orientales. Ambassadrice de l’ONU, poursuivant inlassablement son combat pour la paix au Proche-Orient, Noa revient cette année sur le devant de la scène en duo acoustique avec Gil Dor, son collaborateur de toujours, avec qui elle a réalisé plus de 15 albums vendus à des millions d'exemplaires. Les Nuits de la Guitare ne pouvaient donc pas passer à côté de cette chance d’accueillir cette grande dame de la chanson accompagnée d’un excellent guitariste.

 

 

 

2e partie : Asaf Avidan

En 2010, les spectateurs venus voir les Simple Minds à Patrimonio avaient pu découvrir, en première partie, Asaf Avidan, alors inconnu du grand public, accompagné à l’époque de ses "Mojos". C’est aujourd'hui au sommet de son art que nous réinvitons cet artiste à la voix de velours caractéristique, haut perchée, androgyne, sur des titres pop folk baignés d'émotion, inspirés le plus souvent de ses histoires d'amour... et de désamour. Lorsqu'il chante sa souffrance et ses ruptures, Asaf Avidan nous émeut, comme sur "Different Pulses", l'album de sa révélation. Une révélation encore portée par le succès de la reprise de son titre "One Day (Reckoning Song)" par le DJ allemand Wankelmut. C’est la formule que l'on retrouve aussi principalement sur "Gold Shadows", son dernier opus en date et sur la sélection des titres qui feront le "Into the Labyrinth Tour". Une invitation à plonger dans le dédale de son monde intérieur et dans le labyrinthe de ses émotions, au cœur même de ce qu’il appelle sa "quête d’un moment de vérité". Un beau moment en perspective qui pourrait être magnifié par un duo mémorable avec Noa en fin de soirée.

 

 

 

 

 

Mercredi 19 juillet

1ère partie : Mariama Trio

Mariama est une chanteuse, compositrice et guitariste qui ressemble à ce monde ouvert où les identités sont en mouvement, dans lequel les appartenances sont multiples et emmêlées. Sa belle voix a le grain, l’élan, la douceur et la limpidité des voix d’Afrique de l’Ouest. On y entend aussi l’écho des divas du jazz ou de Tracy Chapman, la gouaille des grandes faiseuses de tubes de Londres ou de New York, la profondeur spirituelle du reggae ou de la Soul old school. Ses chansons ont la tendresse des consolations, la lumière des printemps radieux, la chaleur du soleil de l’après-midi. Voilà pourquoi les chansons de Mariama émeuvent aussi directement et restent facilement en mémoire : elles sont habitées. Il suffit de l'écouter et de la voir pour deviner que l’on est en présence d’une petite merveille ! Entourée sur scène de Georges Dieme à la batterie et d’Abdoulaye Kouyaté à la guitare électrique et à la kora, voilà le trio parfait pour ouvrir cette soirée aux sonorités africaines, une nuit sublimée par le retour de notre ami Matthieu Chedid et ses amis Maliens.

 

 

 

2e partie : LAMOMALI, L'aventure Malienne de -M-

La grande et belle aventure du projet "LAMOMALI" est une passerelle entre Paris, Bamako et le monde. -M- de retour à Patrimonio, après son passage en famille en 2015, orchestre cette alchimie de cultures et de personnalités, porté par les koras (instruments à cordes envoûtants, transmis de père en fils depuis des générations) des maîtres en la matière ; Toumani et Sidiki Diabaté. LAMOMALI s’adresse à chacun d’entre nous, rappelant ces mots d’ouverture et de fraternité d’Andrée Chedid : "Toi, qui que tu sois, je te suis bien plus proche qu’étranger". LAMOMALI est un mélange de modernité pop/rock et de sons traditionnels venus d’Afrique, mais aussi une incitation à un voyage musical étonnant, émouvant et festif à la fois. Comment pourrait-il en être autrement puisque chaque fois que Matthieu Chedid vient nous rendre visite, c’est la fête au cœur du Théâtre de Verdure, la promesse toujours tenue de grands moments de bonheur et de partage avec le public.

 

 

 

 

 

 

jeudi 20 Juillet - Nuit des tziganes

1ère partie : Romane & Guitar Family

Véritable référence de la guitare jazz, Romane revient à Patrimonio avec son nouveau projet, en compagnie de ses deux fils ; Pierre et Richard Manetti, excellents guitaristes eux aussi : bon sang ne saurait mentir... Synthèse des influences de Django et du jazz plus funky, ce Guitar Family Connection fait partie intégrante du jazz actuel, ouvert sur la fusion, le métissage et s'inscrit dans cette volonté de poursuivre la destinée du Jazz : une musique vivante qui, comme telle, poursuit sa route de la créativité pour dialoguer avec les générations d'aujourd'hui et de demain. Un “3 men show” irrésistible, au swing puissant, qui nous emporte de standards en ballades envoûtantes, en passant par des morceaux funk de leur composition. Un concert où les 3 guitares conversent et se complètent précisément dans les sensibilités artistiques de chacun : style manouche pour Romane, plus funky pour Richard, et enfin plus be-bop avec Pierre. Au-delà de l’évident talent technique qui les réunit, les tonalités de leur répertoire démontrent que père et fils partagent une vaste culture Jazz qui vaut à leur musique de rayonner bien au-delà du style "manouche".

 

 

 

2e partie : Rosenberg Trio

Admiré, tant par les fans de jazz manouche, que par des guitaristes de tous horizons musicaux, voilà plus de 20 ans que les cousins Rosenberg sillonnent les plus grandes scènes internationales sans relâche. Assisté par une section rythmique implacable, véritable machine de guerre composée de Nonnie à la contrebasse et Nous’che à la guitare rythmique (considéré comme la référence de la "pompe manouche"), Stochelo peut étaler toute sa virtuosité et son inspiration, avec des phrasés hallucinants ponctués par un vibrato très personnel. Fort d'un répertoire alternant standards et superbes compositions, ce trio est LE groupe phare du jazz manouche actuel. Quoi de plus normal que les réalisateurs de "Django" fassent appel au Rosenberg Trio pour interpréter les parties musicales de leur superbe film, sorti en salle en avril 2017. Les retrouvailles de Romane et Stochelo vont nous ramener quelques belles années en arrière, notamment lors d’une "Nuit des Tziganes" mémorable qui avait régalée plus de 2000 spectateurs jusqu’à 2h30 du matin ! Nous étions en l’an 2000, un temps béni ou l’on se déplaçait pour écouter de la guitare... Gageons que nous revivrons ce soir un nouveau moment d’anthologie avec ces magnifiques guitaristes qui ont contribué à écrire la belle histoire des "Nuits".

 

 

 

 

 

vendredi 21 Juillet

1ère partie : Joanne Shaw Taylor

Joanne Shaw Taylor, se passionne très tôt pour la guitare, ses références n’étant autre que Stevie Ray Vaughan, Albert Collins, Jimi Hendrix et BB King. Alors qu'elle n'a que 16 ans, Dave Stewart la remarque et l’invite à rejoindre son groupe D.U.P. pour sa tournée Européenne. En 2009, sort son premier album "White Sugar", puis "Diamonds in the Dirt" en 2010, qui seront classés numéro 8 dans la catégorie Top Blues Albums par le magazine US Billboard. La même année, les British Blues Awards lui décernent le prix de Best Female Vocalist. Prix qu’elle recevra également en 2011 ! On comprend donc mieux pourquoi elle a été sollicitée par Annie Lenox lors du Diamond Jubilee Concert à Londres en 2012 puis, plus récemment, par Joe Bonamassa pour sa tournée Européenne. Cependant, après 6 albums, dont le dernier "WIld", Joanne est, à 31 ans, la patronne sur scène, admirée et respectée par les plus grands guitaristes de Blues. Les Nuits de la Guitare proposent donc ce soir une 1ère partie "découverte" qui permettra au public de Patrimonio de juger de toute l’étendue du talent de cette blueswoman, dont on devrait entendre beaucoup parler dans les années à venir.

 

 

2e partie : Rival Sons

Après la révélation de leur concert en 2015, le phénomène Rival Sons revient à Patrimonio avec un nouvel album ! Encensé par les critiques et placé par certains au même niveau que Led Zeppelin, The Doors, et autres groupes mythiques, ce groupe californien délivre "Une soul torride dans un torrent rock, un psychédélisme bluesy et des effusions garage tonitruantes" ! (Les Inrocks). Une machine aussi puissante que les Black Keys ou Jack White, menée par l'envoûtante voix de Jay Buchanan, dont le charisme rappelle Robert Plant ou Jim Morisson, et les riffs épiques du guitariste Scott Holiday. Présence scénique déjantée, influences 70's et un son étourdissant, Rival Sons est le meilleur étendard du rock actuel ! Le nouveau, "Hollow Bones" est un disque immense qui confirme leur statut de référence incontournable. Devancé par une réputation live énorme, voilà un groupe à ne rater sous aucun prétexte cette année encore ! Une Nuit Rock placée sous le signe de l’excellence !!!

 

 

 

 

 

 

samedi 22 Juillet

1ère partie : Laurence Jones

Le bluesman britannique Laurence Jones a longtemps été étiqueté comme étant "le futur du blues", mais cela n’est plus d'actualité. Après plusieurs prix prestigieux (Meilleur Guitariste Européen aux European Music Awards, Jeune Artiste de l’Année en 2014, 2015 et 2016 aux British Blues Awards), trois albums et un 4e en cours de réalisation, il est déjà un sérieux client pétri de talent. En effet, sous des airs toujours juvéniles, il a un son et un touché personnel mais aussi l’assurance et l’énergie incendiaire des tout meilleurs. Laurence, à la guitare et au chant, et son  groupe (Bennett Holland aux claviers, Greg Smith à la basse et Phil Wilson à la batterie) mettent toutes leurs forces dans un blues moderne et inspiré. Laurence joue, chante et écrit déjà comme le ferait un vieux bluesman, mais il n’a pas la grosse tête et garde les pieds sur terre. On peut le voir à son visage souriant qu’il arbore à chaque concert. Il vit pour la guitare. Il adore la guitare. Ça tombe bien : nous aussi ! Attention : talent.

 

 

 

2e partie : Keziah Jones

Keziah Jones, rocker Nigérian influencé par Jimi Hendrix, Prince et Fela Kuti, fait ses premières armes dans les métros Londonien, puis Parisien où il invente un style, le blufunk, pour lequel il utilise sa guitare à la manière des percus­sions. Musicien virtuose et chanteur à la voix unique, Keziah est rapidement remarqué, et signe en 1992 le disque-manifeste Blufunk Is A Fact!, un mélange de funk et de blues acoustique porté par le succès planétaire du single Rhythm is love. Les deux albums suivants (Afri­can Space Craft en 1995 et Liquid Sunshine en 1999) reçoivent un accueil plus miti­gé, mais en 2003, avec BlackOrpheus, il retrouve les faveurs du public qui ne le quitteront plus. Artiste éclectique, Keziah Jones reste avant tout un musicien hors-paire- qui aime faire partager sa musique. En attendant de créer sa propre école, il colla­bore avec le site inter­net Imusic-school (l’un de nos partenaires), donne des cours de guitare et enseigne le blufunk via des vidéos acces­sibles aux inter­nautes abon­nés du site. Ce soir, de retour à Patrimonio, Keziah Jones donnera une nouvelle démonstration de son style guitaristique percussif, syncopé, dont lui seul a le secret, pour le plus grand bonheur des spécialistes comme du grand public.

 

 

 

 

 

dimanche 23 Juillet - Nuit du Brésil

1ère partie : Yamandu Costa & Guto Wirtti

Yamandu est le plus grand guitariste Brésilien actuel, et sans aucun doute aussi, un des meilleurs guitaristes de la planète, tous styles confondus. Élevé dans la chaleureuse ambiance de la musique du Rio Grande do Sul, là où le Brésil jouxte l'Argentine, l’Uruguay, et le Paraguay, son univers musical se nourrit autant des musiques populaires de ces quatre pays, que de jazz et de flamenco. Avec sa guitare à 7 cordes, Yamandu est reconnu comme un guitariste hors-norme, éblouissant et très attachant. Totalement habité par sa musique, les concerts de Yamandu sont toujours des moments d'exception. Chacun de ses concerts à Patrimonio, en solo ou en groupe, font partie des instants de grâce de l’histoire des "Nuits". Il revient cette année accompagné de l’excellent Guto Wirtti, à la guitare basse acoustique, pour nous présenter "Bailongo", un projet qui transporte le public à travers les différents rythmes sud américains et particulièrement les musiques traditionnelles brésiliennes. Un voyage musical sublimé par le génie, la virtuosité, et la sensibilité de Yamandu, et aussi par la grande complicité qu’il partage depuis plusieurs années avec Guto. Le retour de Yamandu devrait ravir tous les vrais amateurs de guitare, certainement encore sous le choc de son époustouflante prestation de 2016. La magie et l'excellence seront au rendez-vous de cette première partie d'une Nuit du Brésil particulièrement passionnante.

 

 

 

2e partie : Ed Motta

Né à Rio De Janeiro, ce multi-instrumentiste et chanteur doté d'une voix incroyable, est adulé aux quatre coins du globe. Ed Motta débarquera à Patrimonio avec un superbe nouvel album, intitulé : "Perpetual Gateways". Un quizième album de fusion soul qui oscille subtilement entre ballades, groove ravageur, avec quelques excursions bop, spiritual jazz et autres merveilles swing. L'occasion d'apprécier la maîtrise parfaite de ce chanteur-compositeur brésilien qui démontre avec fulgurance à quel point la combinaison de mélodies, d'harmonies, de rythmes et surtout de cette voix sinugulière, peut faire chavirer un public avec ses vibrations positives. Ed Motta est en effet le maître actuel d'une soul sensuelle gorgée de lumière qui nous renvoie aux plus belles partitions de Barry White et Stevie Wonder. Superbement entouré sur scène, le crooner Brésilien vous emmènera dans une virée de jazz West Coast où tout roule, tout baigne. Une soirée à ne pas manquer, d’autant qu’une rencontre avec Yamandu Costa pourrait valoir de l’or et très certainement procurer au public Corse une émotion musicale unique.

 

 

 

 

 

Lundi 24 Juillet

1ère partie : The NoFace

En 2016, sur les cendres encore fumantes de leur ancien groupe Skip The Use, Yan, Max, Lio et Jay imaginent un nouveau projet autour d'une identité visuelle forte : un masque barré d'une croix blanche, symbole à la fois d'un nouveau départ et d'une volonté affichée de faire passer la musique avant la notoriété. Pensé comme un collectif anonyme, The NoFace rassemble plusieurs projets artistiques distincts autour d'une idée simple : la liberté de créer. Pour le premier de ces projets, résolument rock, il fallait quelqu'un capable de porter ce message, une voix pour l'amplifier. Ce sera Oma Jali. Issue des cultures urbaines, Oma se fait connaître par ses remarquables prestations dans The Voice 5. Auteure-compositrice-interprète d'origine Camerounaise, ses influences métissées sont portées par son empreinte vocale chaude et puissante. La rencontre de leurs univers musicaux respectifs est une évidence : Oma sera le visage de ceux qui n'en ont pas... Le concert de Patrimonio permettra au public Corse de découvrir un groupe promis à un grand avenir, selon tous les observateurs avisés. À vos marques, prêts ?, vibrez !

 

 

 

2e partie : TRUST

Formé à la fin des 70's par Bernie Bonvoisin, Norbert Krief (alias NONO) et une série de complices qui vont et viennent, le groupe Trust a su s’imposer et occuper une place à part dans le paysage rock Français. Le groupe prend son véritable envol en 1978, à la faveur de la première partie de AC/DC avec lequel les membres du groupe vont largement sympathiser après s’en être inspiré. Trust adapte notamment le titre des Australiens "Love at first feel" qui devient "Paris by night". Suivront également des collaborations avec des groupes tels que Iron Maiden ou Anthrax. Forts de tubes étendards comme "Antisocial" ou "L’élite" pétris de critique sociale, Trust a conquis plusieurs générations de fans impatients de les retrouver sur scène. C’est donc pour leur plus grand bonheur que le combo célèbre cette année ses 40 ans de carrière avec un line-up formé par Bernie et Nono, bien-sûr, mais aussi de David Jacob (basse), Hervé Koster (batterie) et Izo Diop (guitare), trois "anciens". Cette tournée intitulée "Au Nom de la Rage" fait un détour par Patrimonio ; l’occasion rêvée de faire le plein d’adrénaline et de riffs enragés, sous les étoiles du Théâtre de Verdure.

 

 

 

 

 

 

mardi 25 Juillet

1ère partie : Antoine Boyer & Sébastien Giniaux

Du haut de ses 20 ans, Antoine Boyer est déjà un guitariste d’une maturité incroyable. Polyvalent, il passe avec un brio et une aisance déconcertante du style manouche à la guitare classique. Deux disciplines dans lesquelles il accumule les récompenses dès l’âge de 13 ans : Lauréat au Djangofest Award 2011 de Seattle, "Révélation" 2012 par le magazine Guitar Acoustic, 1er prix du concourt "Révélation Classique 2016", et bien d’autres... Ses talents de compositeur et d’arrangeur sont déconcertants pour un musicien si jeune. Lorsqu’il joue "manouche", ses lignes de basses et ses chants dans les médiums sont nouveaux, splendides et uniques. S’il joue comme un manouche, aucun manouche ne joue comme lui ! Après 15 années consacrées au violoncelle et à la musique classique, Sébastien Giniaux se passionne pour la guitare et le jazz manouche. Un style dans lequel il devient rapidement l’un des portes drapeaux de la nouvelle génération, en compagnie des Rocky Gresset, Adrien Moignard, Noe Reinhardt... et Antoine Boyer, avec lesquels il appartient au collectif "Selmer 607". Nous sommes ravis d’accueillir ces deux virtuoses, parmi les plus inventifs, qui arrivent à apporter un vocabulaire résolument moderne à la musique de Django, sans la dénaturer ; du très grand Art ! Sébastien était venu jouer à Patrimonio en compagnie d’Adrien Moignard. Antoine aussi, il y a 5 ans... pour suivre les cours de guitare classique de Valérie Duchateau, dans le cadre des stages organisés durant le festival par l’école ATLA. Voila une bien belle histoire !

 

 

2e partie : RENAUD

Est-il utile de présenter Renaud, auteur, compositeur, interprète et acteur et écrivain à ses heures ? L'artiste est incontestablement un monument de la chanson Française, avec 23 albums totalisants près de 20 millions d’exemplaires vendus. Depuis 1975, qui marque le début de sa carrière, on peut faire une longue liste d’albums mémorables, à commencer par le célèbre "Laisse béton" (1977), puis "Ma gonzesse" (1979), "Marche à l’ombre" (1980), "Morgane de toi" (1983), "Mistral gagnant" (1985), "Putain de camion" en hommage à son ami Coluche (1988), "Renaud cante el’ Nord" (1993) qui lui vaut la Victoire de la musique de l'album de musique tradi­tion­nelle, "Boucan d’enfer" (2002) pour lequel il reçoit les récompenses de Meilleur artiste, Meilleur album et Meilleure chan­son pour Manhat­tan-Kaboul aux Victoires de la Musique en 2003, "Rouge Sang" (2006), et jusqu’à "Toujours debout" (2015), on en perd le souffle, même si on en oublie au passage. Renaud, depuis plus de 40 ans, a surtout collectionné les albums à succès. L’homme sincère, sensible, poète à fleur de peau, a connu des moments difficiles mais s’est toujours relevé, avec force et courage, à l’image de sa tournée "Phénix Tour". Après 10 ans d’absence et en exclusivité cet été en Corse, Renaud nous offre aujourd’hui le plus beau des cadeaux : un concert à Patrimonio ! Concert qui, à n’en pas douter, marquera l’histoire des Nuits de la Guitare.

 

Programme 2017

Mardi 18 juillet

1ère partie : NOA

Noa est une chanteuse d’origine yéménite, née en Israël, qui a grandi à New-York où elle a suivi les cours de la High School for Performing Arts. Quelques années plus tard, elle fait la rencontre du guitariste Gil Dor avec qui elle forme un duo en 1993, "Achinoam Nini and Gil Dor". L’année suivante, elle sort son premier album, "Noa", coproduit par Pat Metheny, qui lui apporte un succès immédiat dans le sillage de son tube "I don’t know". Noa doit son succès à son immense voix, mais aussi à sa musique métissée qui brasse folk, pop, rock et influences orientales. Ambassadrice de l’ONU, poursuivant inlassablement son combat pour la paix au Proche-Orient, Noa revient cette année sur le devant de la scène en duo acoustique avec Gil Dor, son collaborateur de toujours, avec qui elle a réalisé plus de 15 albums vendus à des millions d'exemplaires. Les Nuits de la Guitare ne pouvaient donc pas passer à côté de cette chance d’accueillir cette grande dame de la chanson accompagnée d’un excellent guitariste.

 

 

 

2e partie : Asaf Avidan

En 2010, les spectateurs venus voir les Simple Minds à Patrimonio avaient pu découvrir, en première partie, Asaf Avidan, alors inconnu du grand public, accompagné à l’époque de ses "Mojos". C’est aujourd'hui au sommet de son art que nous réinvitons cet artiste à la voix de velours caractéristique, haut perchée, androgyne, sur des titres pop folk baignés d'émotion, inspirés le plus souvent de ses histoires d'amour... et de désamour. Lorsqu'il chante sa souffrance et ses ruptures, Asaf Avidan nous émeut, comme sur "Different Pulses", l'album de sa révélation. Une révélation encore portée par le succès de la reprise de son titre "One Day (Reckoning Song)" par le DJ allemand Wankelmut. C’est la formule que l'on retrouve aussi principalement sur "Gold Shadows", son dernier opus en date et sur la sélection des titres qui feront le "Into the Labyrinth Tour". Une invitation à plonger dans le dédale de son monde intérieur et dans le labyrinthe de ses émotions, au cœur même de ce qu’il appelle sa "quête d’un moment de vérité". Un beau moment en perspective qui pourrait être magnifié par un duo mémorable avec Noa en fin de soirée.

 

 

 

 

 

Mercredi 19 juillet

1ère partie : Mariama Trio

Mariama est une chanteuse, compositrice et guitariste qui ressemble à ce monde ouvert où les identités sont en mouvement, dans lequel les appartenances sont multiples et emmêlées. Sa belle voix a le grain, l’élan, la douceur et la limpidité des voix d’Afrique de l’Ouest. On y entend aussi l’écho des divas du jazz ou de Tracy Chapman, la gouaille des grandes faiseuses de tubes de Londres ou de New York, la profondeur spirituelle du reggae ou de la Soul old school. Ses chansons ont la tendresse des consolations, la lumière des printemps radieux, la chaleur du soleil de l’après-midi. Voilà pourquoi les chansons de Mariama émeuvent aussi directement et restent facilement en mémoire : elles sont habitées. Il suffit de l'écouter et de la voir pour deviner que l’on est en présence d’une petite merveille ! Entourée sur scène de Georges Dieme à la batterie et d’Abdoulaye Kouyaté à la guitare électrique et à la kora, voilà le trio parfait pour ouvrir cette soirée aux sonorités africaines, une nuit sublimée par le retour de notre ami Matthieu Chedid et ses amis Maliens.

 

 

 

2e partie : LAMOMALI, L'aventure Malienne de -M-

La grande et belle aventure du projet "LAMOMALI" est une passerelle entre Paris, Bamako et le monde. -M- de retour à Patrimonio, après son passage en famille en 2015, orchestre cette alchimie de cultures et de personnalités, porté par les koras (instruments à cordes envoûtants, transmis de père en fils depuis des générations) des maîtres en la matière ; Toumani et Sidiki Diabaté. LAMOMALI s’adresse à chacun d’entre nous, rappelant ces mots d’ouverture et de fraternité d’Andrée Chedid : "Toi, qui que tu sois, je te suis bien plus proche qu’étranger". LAMOMALI est un mélange de modernité pop/rock et de sons traditionnels venus d’Afrique, mais aussi une incitation à un voyage musical étonnant, émouvant et festif à la fois. Comment pourrait-il en être autrement puisque chaque fois que Matthieu Chedid vient nous rendre visite, c’est la fête au cœur du Théâtre de Verdure, la promesse toujours tenue de grands moments de bonheur et de partage avec le public.

 

 

 

 

 

 

jeudi 20 Juillet - Nuit des tziganes

1ère partie : Romane & Guitar Family

Véritable référence de la guitare jazz, Romane revient à Patrimonio avec son nouveau projet, en compagnie de ses deux fils ; Pierre et Richard Manetti, excellents guitaristes eux aussi : bon sang ne saurait mentir... Synthèse des influences de Django et du jazz plus funky, ce Guitar Family Connection fait partie intégrante du jazz actuel, ouvert sur la fusion, le métissage et s'inscrit dans cette volonté de poursuivre la destinée du Jazz : une musique vivante qui, comme telle, poursuit sa route de la créativité pour dialoguer avec les générations d'aujourd'hui et de demain. Un “3 men show” irrésistible, au swing puissant, qui nous emporte de standards en ballades envoûtantes, en passant par des morceaux funk de leur composition. Un concert où les 3 guitares conversent et se complètent précisément dans les sensibilités artistiques de chacun : style manouche pour Romane, plus funky pour Richard, et enfin plus be-bop avec Pierre. Au-delà de l’évident talent technique qui les réunit, les tonalités de leur répertoire démontrent que père et fils partagent une vaste culture Jazz qui vaut à leur musique de rayonner bien au-delà du style "manouche".

 

 

 

2e partie : Rosenberg Trio

Admiré, tant par les fans de jazz manouche, que par des guitaristes de tous horizons musicaux, voilà plus de 20 ans que les cousins Rosenberg sillonnent les plus grandes scènes internationales sans relâche. Assisté par une section rythmique implacable, véritable machine de guerre composée de Nonnie à la contrebasse et Nous’che à la guitare rythmique (considéré comme la référence de la "pompe manouche"), Stochelo peut étaler toute sa virtuosité et son inspiration, avec des phrasés hallucinants ponctués par un vibrato très personnel. Fort d'un répertoire alternant standards et superbes compositions, ce trio est LE groupe phare du jazz manouche actuel. Quoi de plus normal que les réalisateurs de "Django" fassent appel au Rosenberg Trio pour interpréter les parties musicales de leur superbe film, sorti en salle en avril 2017. Les retrouvailles de Romane et Stochelo vont nous ramener quelques belles années en arrière, notamment lors d’une "Nuit des Tziganes" mémorable qui avait régalée plus de 2000 spectateurs jusqu’à 2h30 du matin ! Nous étions en l’an 2000, un temps béni ou l’on se déplaçait pour écouter de la guitare... Gageons que nous revivrons ce soir un nouveau moment d’anthologie avec ces magnifiques guitaristes qui ont contribué à écrire la belle histoire des "Nuits".

 

 

 

 

 

vendredi 21 Juillet

1ère partie : Joanne Shaw Taylor

Joanne Shaw Taylor, se passionne très tôt pour la guitare, ses références n’étant autre que Stevie Ray Vaughan, Albert Collins, Jimi Hendrix et BB King. Alors qu'elle n'a que 16 ans, Dave Stewart la remarque et l’invite à rejoindre son groupe D.U.P. pour sa tournée Européenne. En 2009, sort son premier album "White Sugar", puis "Diamonds in the Dirt" en 2010, qui seront classés numéro 8 dans la catégorie Top Blues Albums par le magazine US Billboard. La même année, les British Blues Awards lui décernent le prix de Best Female Vocalist. Prix qu’elle recevra également en 2011 ! On comprend donc mieux pourquoi elle a été sollicitée par Annie Lenox lors du Diamond Jubilee Concert à Londres en 2012 puis, plus récemment, par Joe Bonamassa pour sa tournée Européenne. Cependant, après 6 albums, dont le dernier "WIld", Joanne est, à 31 ans, la patronne sur scène, admirée et respectée par les plus grands guitaristes de Blues. Les Nuits de la Guitare proposent donc ce soir une 1ère partie "découverte" qui permettra au public de Patrimonio de juger de toute l’étendue du talent de cette blueswoman, dont on devrait entendre beaucoup parler dans les années à venir.

 

 

2e partie : Rival Sons

Après la révélation de leur concert en 2015, le phénomène Rival Sons revient à Patrimonio avec un nouvel album ! Encensé par les critiques et placé par certains au même niveau que Led Zeppelin, The Doors, et autres groupes mythiques, ce groupe californien délivre "Une soul torride dans un torrent rock, un psychédélisme bluesy et des effusions garage tonitruantes" ! (Les Inrocks). Une machine aussi puissante que les Black Keys ou Jack White, menée par l'envoûtante voix de Jay Buchanan, dont le charisme rappelle Robert Plant ou Jim Morisson, et les riffs épiques du guitariste Scott Holiday. Présence scénique déjantée, influences 70's et un son étourdissant, Rival Sons est le meilleur étendard du rock actuel ! Le nouveau, "Hollow Bones" est un disque immense qui confirme leur statut de référence incontournable. Devancé par une réputation live énorme, voilà un groupe à ne rater sous aucun prétexte cette année encore ! Une Nuit Rock placée sous le signe de l’excellence !!!

 

 

 

 

 

 

samedi 22 Juillet

1ère partie : Laurence Jones

Le bluesman britannique Laurence Jones a longtemps été étiqueté comme étant "le futur du blues", mais cela n’est plus d'actualité. Après plusieurs prix prestigieux (Meilleur Guitariste Européen aux European Music Awards, Jeune Artiste de l’Année en 2014, 2015 et 2016 aux British Blues Awards), trois albums et un 4e en cours de réalisation, il est déjà un sérieux client pétri de talent. En effet, sous des airs toujours juvéniles, il a un son et un touché personnel mais aussi l’assurance et l’énergie incendiaire des tout meilleurs. Laurence, à la guitare et au chant, et son  groupe (Bennett Holland aux claviers, Greg Smith à la basse et Phil Wilson à la batterie) mettent toutes leurs forces dans un blues moderne et inspiré. Laurence joue, chante et écrit déjà comme le ferait un vieux bluesman, mais il n’a pas la grosse tête et garde les pieds sur terre. On peut le voir à son visage souriant qu’il arbore à chaque concert. Il vit pour la guitare. Il adore la guitare. Ça tombe bien : nous aussi ! Attention : talent.

 

 

 

2e partie : Keziah Jones

Keziah Jones, rocker Nigérian influencé par Jimi Hendrix, Prince et Fela Kuti, fait ses premières armes dans les métros Londonien, puis Parisien où il invente un style, le blufunk, pour lequel il utilise sa guitare à la manière des percus­sions. Musicien virtuose et chanteur à la voix unique, Keziah est rapidement remarqué, et signe en 1992 le disque-manifeste Blufunk Is A Fact!, un mélange de funk et de blues acoustique porté par le succès planétaire du single Rhythm is love. Les deux albums suivants (Afri­can Space Craft en 1995 et Liquid Sunshine en 1999) reçoivent un accueil plus miti­gé, mais en 2003, avec BlackOrpheus, il retrouve les faveurs du public qui ne le quitteront plus. Artiste éclectique, Keziah Jones reste avant tout un musicien hors-paire- qui aime faire partager sa musique. En attendant de créer sa propre école, il colla­bore avec le site inter­net Imusic-school (l’un de nos partenaires), donne des cours de guitare et enseigne le blufunk via des vidéos acces­sibles aux inter­nautes abon­nés du site. Ce soir, de retour à Patrimonio, Keziah Jones donnera une nouvelle démonstration de son style guitaristique percussif, syncopé, dont lui seul a le secret, pour le plus grand bonheur des spécialistes comme du grand public.

 

 

 

 

 

dimanche 23 Juillet - Nuit du Brésil

1ère partie : Yamandu Costa & Guto Wirtti

Yamandu est le plus grand guitariste Brésilien actuel, et sans aucun doute aussi, un des meilleurs guitaristes de la planète, tous styles confondus. Élevé dans la chaleureuse ambiance de la musique du Rio Grande do Sul, là où le Brésil jouxte l'Argentine, l’Uruguay, et le Paraguay, son univers musical se nourrit autant des musiques populaires de ces quatre pays, que de jazz et de flamenco. Avec sa guitare à 7 cordes, Yamandu est reconnu comme un guitariste hors-norme, éblouissant et très attachant. Totalement habité par sa musique, les concerts de Yamandu sont toujours des moments d'exception. Chacun de ses concerts à Patrimonio, en solo ou en groupe, font partie des instants de grâce de l’histoire des "Nuits". Il revient cette année accompagné de l’excellent Guto Wirtti, à la guitare basse acoustique, pour nous présenter "Bailongo", un projet qui transporte le public à travers les différents rythmes sud américains et particulièrement les musiques traditionnelles brésiliennes. Un voyage musical sublimé par le génie, la virtuosité, et la sensibilité de Yamandu, et aussi par la grande complicité qu’il partage depuis plusieurs années avec Guto. Le retour de Yamandu devrait ravir tous les vrais amateurs de guitare, certainement encore sous le choc de son époustouflante prestation de 2016. La magie et l'excellence seront au rendez-vous de cette première partie d'une Nuit du Brésil particulièrement passionnante.

 

 

 

2e partie : Ed Motta

Né à Rio De Janeiro, ce multi-instrumentiste et chanteur doté d'une voix incroyable, est adulé aux quatre coins du globe. Ed Motta débarquera à Patrimonio avec un superbe nouvel album, intitulé : "Perpetual Gateways". Un quizième album de fusion soul qui oscille subtilement entre ballades, groove ravageur, avec quelques excursions bop, spiritual jazz et autres merveilles swing. L'occasion d'apprécier la maîtrise parfaite de ce chanteur-compositeur brésilien qui démontre avec fulgurance à quel point la combinaison de mélodies, d'harmonies, de rythmes et surtout de cette voix sinugulière, peut faire chavirer un public avec ses vibrations positives. Ed Motta est en effet le maître actuel d'une soul sensuelle gorgée de lumière qui nous renvoie aux plus belles partitions de Barry White et Stevie Wonder. Superbement entouré sur scène, le crooner Brésilien vous emmènera dans une virée de jazz West Coast où tout roule, tout baigne. Une soirée à ne pas manquer, d’autant qu’une rencontre avec Yamandu Costa pourrait valoir de l’or et très certainement procurer au public Corse une émotion musicale unique.

 

 

 

 

 

Lundi 24 Juillet

1ère partie : The NoFace

En 2016, sur les cendres encore fumantes de leur ancien groupe Skip The Use, Yan, Max, Lio et Jay imaginent un nouveau projet autour d'une identité visuelle forte : un masque barré d'une croix blanche, symbole à la fois d'un nouveau départ et d'une volonté affichée de faire passer la musique avant la notoriété. Pensé comme un collectif anonyme, The NoFace rassemble plusieurs projets artistiques distincts autour d'une idée simple : la liberté de créer. Pour le premier de ces projets, résolument rock, il fallait quelqu'un capable de porter ce message, une voix pour l'amplifier. Ce sera Oma Jali. Issue des cultures urbaines, Oma se fait connaître par ses remarquables prestations dans The Voice 5. Auteure-compositrice-interprète d'origine Camerounaise, ses influences métissées sont portées par son empreinte vocale chaude et puissante. La rencontre de leurs univers musicaux respectifs est une évidence : Oma sera le visage de ceux qui n'en ont pas... Le concert de Patrimonio permettra au public Corse de découvrir un groupe promis à un grand avenir, selon tous les observateurs avisés. À vos marques, prêts ?, vibrez !

 

 

 

2e partie : TRUST

Formé à la fin des 70's par Bernie Bonvoisin, Norbert Krief (alias NONO) et une série de complices qui vont et viennent, le groupe Trust a su s’imposer et occuper une place à part dans le paysage rock Français. Le groupe prend son véritable envol en 1978, à la faveur de la première partie de AC/DC avec lequel les membres du groupe vont largement sympathiser après s’en être inspiré. Trust adapte notamment le titre des Australiens "Love at first feel" qui devient "Paris by night". Suivront également des collaborations avec des groupes tels que Iron Maiden ou Anthrax. Forts de tubes étendards comme "Antisocial" ou "L’élite" pétris de critique sociale, Trust a conquis plusieurs générations de fans impatients de les retrouver sur scène. C’est donc pour leur plus grand bonheur que le combo célèbre cette année ses 40 ans de carrière avec un line-up formé par Bernie et Nono, bien-sûr, mais aussi de David Jacob (basse), Hervé Koster (batterie) et Izo Diop (guitare), trois "anciens". Cette tournée intitulée "Au Nom de la Rage" fait un détour par Patrimonio ; l’occasion rêvée de faire le plein d’adrénaline et de riffs enragés, sous les étoiles du Théâtre de Verdure.

 

 

 

 

 

 

mardi 25 Juillet

1ère partie : Antoine Boyer & Sébastien Giniaux

Du haut de ses 20 ans, Antoine Boyer est déjà un guitariste d’une maturité incroyable. Polyvalent, il passe avec un brio et une aisance déconcertante du style manouche à la guitare classique. Deux disciplines dans lesquelles il accumule les récompenses dès l’âge de 13 ans : Lauréat au Djangofest Award 2011 de Seattle, "Révélation" 2012 par le magazine Guitar Acoustic, 1er prix du concourt "Révélation Classique 2016", et bien d’autres... Ses talents de compositeur et d’arrangeur sont déconcertants pour un musicien si jeune. Lorsqu’il joue "manouche", ses lignes de basses et ses chants dans les médiums sont nouveaux, splendides et uniques. S’il joue comme un manouche, aucun manouche ne joue comme lui ! Après 15 années consacrées au violoncelle et à la musique classique, Sébastien Giniaux se passionne pour la guitare et le jazz manouche. Un style dans lequel il devient rapidement l’un des portes drapeaux de la nouvelle génération, en compagnie des Rocky Gresset, Adrien Moignard, Noe Reinhardt... et Antoine Boyer, avec lesquels il appartient au collectif "Selmer 607". Nous sommes ravis d’accueillir ces deux virtuoses, parmi les plus inventifs, qui arrivent à apporter un vocabulaire résolument moderne à la musique de Django, sans la dénaturer ; du très grand Art ! Sébastien était venu jouer à Patrimonio en compagnie d’Adrien Moignard. Antoine aussi, il y a 5 ans... pour suivre les cours de guitare classique de Valérie Duchateau, dans le cadre des stages organisés durant le festival par l’école ATLA. Voila une bien belle histoire !

 

 

2e partie : RENAUD

Est-il utile de présenter Renaud, auteur, compositeur, interprète et acteur et écrivain à ses heures ? L'artiste est incontestablement un monument de la chanson Française, avec 23 albums totalisants près de 20 millions d’exemplaires vendus. Depuis 1975, qui marque le début de sa carrière, on peut faire une longue liste d’albums mémorables, à commencer par le célèbre "Laisse béton" (1977), puis "Ma gonzesse" (1979), "Marche à l’ombre" (1980), "Morgane de toi" (1983), "Mistral gagnant" (1985), "Putain de camion" en hommage à son ami Coluche (1988), "Renaud cante el’ Nord" (1993) qui lui vaut la Victoire de la musique de l'album de musique tradi­tion­nelle, "Boucan d’enfer" (2002) pour lequel il reçoit les récompenses de Meilleur artiste, Meilleur album et Meilleure chan­son pour Manhat­tan-Kaboul aux Victoires de la Musique en 2003, "Rouge Sang" (2006), et jusqu’à "Toujours debout" (2015), on en perd le souffle, même si on en oublie au passage. Renaud, depuis plus de 40 ans, a surtout collectionné les albums à succès. L’homme sincère, sensible, poète à fleur de peau, a connu des moments difficiles mais s’est toujours relevé, avec force et courage, à l’image de sa tournée "Phénix Tour". Après 10 ans d’absence et en exclusivité cet été en Corse, Renaud nous offre aujourd’hui le plus beau des cadeaux : un concert à Patrimonio ! Concert qui, à n’en pas douter, marquera l’histoire des Nuits de la Guitare.

Mardi 18 juillet

1ère partie : NOA

Noa est une chanteuse d’origine yéménite, née en Israël, qui a grandi à New-York où elle a suivi les cours de la High School for Performing Arts. Quelques années plus tard, elle fait la rencontre du guitariste Gil Dor avec qui elle forme un duo en 1993, "Achinoam Nini and Gil Dor". L’année suivante, elle sort son premier album, "Noa", coproduit par Pat Metheny, qui lui apporte un succès immédiat dans le sillage de son tube "I don’t know". Noa doit son succès à son immense voix, mais aussi à sa musique métissée qui brasse folk, pop, rock et influences orientales. Ambassadrice de l’ONU, poursuivant inlassablement son combat pour la paix au Proche-Orient, Noa revient cette année sur le devant de la scène en duo acoustique avec Gil Dor, son collaborateur de toujours, avec qui elle a réalisé plus de 15 albums vendus à des millions d'exemplaires. Les Nuits de la Guitare ne pouvaient donc pas passer à côté de cette chance d’accueillir cette grande dame de la chanson accompagnée d’un excellent guitariste.

 

 

 

2e partie : Asaf Avidan

En 2010, les spectateurs venus voir les Simple Minds à Patrimonio avaient pu découvrir, en première partie, Asaf Avidan, alors inconnu du grand public, accompagné à l’époque de ses "Mojos". C’est aujourd'hui au sommet de son art que nous réinvitons cet artiste à la voix de velours caractéristique, haut perchée, androgyne, sur des titres pop folk baignés d'émotion, inspirés le plus souvent de ses histoires d'amour... et de désamour. Lorsqu'il chante sa souffrance et ses ruptures, Asaf Avidan nous émeut, comme sur "Different Pulses", l'album de sa révélation. Une révélation encore portée par le succès de la reprise de son titre "One Day (Reckoning Song)" par le DJ allemand Wankelmut. C’est la formule que l'on retrouve aussi principalement sur "Gold Shadows", son dernier opus en date et sur la sélection des titres qui feront le "Into the Labyrinth Tour". Une invitation à plonger dans le dédale de son monde intérieur et dans le labyrinthe de ses émotions, au cœur même de ce qu’il appelle sa "quête d’un moment de vérité". Un beau moment en perspective qui pourrait être magnifié par un duo mémorable avec Noa en fin de soirée.

 

 

 

 

 

Mercredi 19 juillet

1ère partie : Mariama Trio

Mariama est une chanteuse, compositrice et guitariste qui ressemble à ce monde ouvert où les identités sont en mouvement, dans lequel les appartenances sont multiples et emmêlées. Sa belle voix a le grain, l’élan, la douceur et la limpidité des voix d’Afrique de l’Ouest. On y entend aussi l’écho des divas du jazz ou de Tracy Chapman, la gouaille des grandes faiseuses de tubes de Londres ou de New York, la profondeur spirituelle du reggae ou de la Soul old school. Ses chansons ont la tendresse des consolations, la lumière des printemps radieux, la chaleur du soleil de l’après-midi. Voilà pourquoi les chansons de Mariama émeuvent aussi directement et restent facilement en mémoire : elles sont habitées. Il suffit de l'écouter et de la voir pour deviner que l’on est en présence d’une petite merveille ! Entourée sur scène de Georges Dieme à la batterie et d’Abdoulaye Kouyaté à la guitare électrique et à la kora, voilà le trio parfait pour ouvrir cette soirée aux sonorités africaines, une nuit sublimée par le retour de notre ami Matthieu Chedid et ses amis Maliens.

 

 

 

2e partie : LAMOMALI, L'aventure Malienne de -M-

La grande et belle aventure du projet "LAMOMALI" est une passerelle entre Paris, Bamako et le monde. -M- de retour à Patrimonio, après son passage en famille en 2015, orchestre cette alchimie de cultures et de personnalités, porté par les koras (instruments à cordes envoûtants, transmis de père en fils depuis des générations) des maîtres en la matière ; Toumani et Sidiki Diabaté. LAMOMALI s’adresse à chacun d’entre nous, rappelant ces mots d’ouverture et de fraternité d’Andrée Chedid : "Toi, qui que tu sois, je te suis bien plus proche qu’étranger". LAMOMALI est un mélange de modernité pop/rock et de sons traditionnels venus d’Afrique, mais aussi une incitation à un voyage musical étonnant, émouvant et festif à la fois. Comment pourrait-il en être autrement puisque chaque fois que Matthieu Chedid vient nous rendre visite, c’est la fête au cœur du Théâtre de Verdure, la promesse toujours tenue de grands moments de bonheur et de partage avec le public.

 

 

 

 

 

 

jeudi 20 Juillet - Nuit des tziganes

1ère partie : Romane & Guitar Family

Véritable référence de la guitare jazz, Romane revient à Patrimonio avec son nouveau projet, en compagnie de ses deux fils ; Pierre et Richard Manetti, excellents guitaristes eux aussi : bon sang ne saurait mentir... Synthèse des influences de Django et du jazz plus funky, ce Guitar Family Connection fait partie intégrante du jazz actuel, ouvert sur la fusion, le métissage et s'inscrit dans cette volonté de poursuivre la destinée du Jazz : une musique vivante qui, comme telle, poursuit sa route de la créativité pour dialoguer avec les générations d'aujourd'hui et de demain. Un “3 men show” irrésistible, au swing puissant, qui nous emporte de standards en ballades envoûtantes, en passant par des morceaux funk de leur composition. Un concert où les 3 guitares conversent et se complètent précisément dans les sensibilités artistiques de chacun : style manouche pour Romane, plus funky pour Richard, et enfin plus be-bop avec Pierre. Au-delà de l’évident talent technique qui les réunit, les tonalités de leur répertoire démontrent que père et fils partagent une vaste culture Jazz qui vaut à leur musique de rayonner bien au-delà du style "manouche".

 

 

 

2e partie : Rosenberg Trio

Admiré, tant par les fans de jazz manouche, que par des guitaristes de tous horizons musicaux, voilà plus de 20 ans que les cousins Rosenberg sillonnent les plus grandes scènes internationales sans relâche. Assisté par une section rythmique implacable, véritable machine de guerre composée de Nonnie à la contrebasse et Nous’che à la guitare rythmique (considéré comme la référence de la "pompe manouche"), Stochelo peut étaler toute sa virtuosité et son inspiration, avec des phrasés hallucinants ponctués par un vibrato très personnel. Fort d'un répertoire alternant standards et superbes compositions, ce trio est LE groupe phare du jazz manouche actuel. Quoi de plus normal que les réalisateurs de "Django" fassent appel au Rosenberg Trio pour interpréter les parties musicales de leur superbe film, sorti en salle en avril 2017. Les retrouvailles de Romane et Stochelo vont nous ramener quelques belles années en arrière, notamment lors d’une "Nuit des Tziganes" mémorable qui avait régalée plus de 2000 spectateurs jusqu’à 2h30 du matin ! Nous étions en l’an 2000, un temps béni ou l’on se déplaçait pour écouter de la guitare... Gageons que nous revivrons ce soir un nouveau moment d’anthologie avec ces magnifiques guitaristes qui ont contribué à écrire la belle histoire des "Nuits".

 

 

 

 

 

vendredi 21 Juillet

1ère partie : Joanne Shaw Taylor

Joanne Shaw Taylor, se passionne très tôt pour la guitare, ses références n’étant autre que Stevie Ray Vaughan, Albert Collins, Jimi Hendrix et BB King. Alors qu'elle n'a que 16 ans, Dave Stewart la remarque et l’invite à rejoindre son groupe D.U.P. pour sa tournée Européenne. En 2009, sort son premier album "White Sugar", puis "Diamonds in the Dirt" en 2010, qui seront classés numéro 8 dans la catégorie Top Blues Albums par le magazine US Billboard. La même année, les British Blues Awards lui décernent le prix de Best Female Vocalist. Prix qu’elle recevra également en 2011 ! On comprend donc mieux pourquoi elle a été sollicitée par Annie Lenox lors du Diamond Jubilee Concert à Londres en 2012 puis, plus récemment, par Joe Bonamassa pour sa tournée Européenne. Cependant, après 6 albums, dont le dernier "WIld", Joanne est, à 31 ans, la patronne sur scène, admirée et respectée par les plus grands guitaristes de Blues. Les Nuits de la Guitare proposent donc ce soir une 1ère partie "découverte" qui permettra au public de Patrimonio de juger de toute l’étendue du talent de cette blueswoman, dont on devrait entendre beaucoup parler dans les années à venir.

 

 

2e partie : Rival Sons

Après la révélation de leur concert en 2015, le phénomène Rival Sons revient à Patrimonio avec un nouvel album ! Encensé par les critiques et placé par certains au même niveau que Led Zeppelin, The Doors, et autres groupes mythiques, ce groupe californien délivre "Une soul torride dans un torrent rock, un psychédélisme bluesy et des effusions garage tonitruantes" ! (Les Inrocks). Une machine aussi puissante que les Black Keys ou Jack White, menée par l'envoûtante voix de Jay Buchanan, dont le charisme rappelle Robert Plant ou Jim Morisson, et les riffs épiques du guitariste Scott Holiday. Présence scénique déjantée, influences 70's et un son étourdissant, Rival Sons est le meilleur étendard du rock actuel ! Le nouveau, "Hollow Bones" est un disque immense qui confirme leur statut de référence incontournable. Devancé par une réputation live énorme, voilà un groupe à ne rater sous aucun prétexte cette année encore ! Une Nuit Rock placée sous le signe de l’excellence !!!

 

 

 

 

 

 

samedi 22 Juillet

1ère partie : Laurence Jones

Le bluesman britannique Laurence Jones a longtemps été étiqueté comme étant "le futur du blues", mais cela n’est plus d'actualité. Après plusieurs prix prestigieux (Meilleur Guitariste Européen aux European Music Awards, Jeune Artiste de l’Année en 2014, 2015 et 2016 aux British Blues Awards), trois albums et un 4e en cours de réalisation, il est déjà un sérieux client pétri de talent. En effet, sous des airs toujours juvéniles, il a un son et un touché personnel mais aussi l’assurance et l’énergie incendiaire des tout meilleurs. Laurence, à la guitare et au chant, et son  groupe (Bennett Holland aux claviers, Greg Smith à la basse et Phil Wilson à la batterie) mettent toutes leurs forces dans un blues moderne et inspiré. Laurence joue, chante et écrit déjà comme le ferait un vieux bluesman, mais il n’a pas la grosse tête et garde les pieds sur terre. On peut le voir à son visage souriant qu’il arbore à chaque concert. Il vit pour la guitare. Il adore la guitare. Ça tombe bien : nous aussi ! Attention : talent.

 

 

 

2e partie : Keziah Jones

Keziah Jones, rocker Nigérian influencé par Jimi Hendrix, Prince et Fela Kuti, fait ses premières armes dans les métros Londonien, puis Parisien où il invente un style, le blufunk, pour lequel il utilise sa guitare à la manière des percus­sions. Musicien virtuose et chanteur à la voix unique, Keziah est rapidement remarqué, et signe en 1992 le disque-manifeste Blufunk Is A Fact!, un mélange de funk et de blues acoustique porté par le succès planétaire du single Rhythm is love. Les deux albums suivants (Afri­can Space Craft en 1995 et Liquid Sunshine en 1999) reçoivent un accueil plus miti­gé, mais en 2003, avec BlackOrpheus, il retrouve les faveurs du public qui ne le quitteront plus. Artiste éclectique, Keziah Jones reste avant tout un musicien hors-paire- qui aime faire partager sa musique. En attendant de créer sa propre école, il colla­bore avec le site inter­net Imusic-school (l’un de nos partenaires), donne des cours de guitare et enseigne le blufunk via des vidéos acces­sibles aux inter­nautes abon­nés du site. Ce soir, de retour à Patrimonio, Keziah Jones donnera une nouvelle démonstration de son style guitaristique percussif, syncopé, dont lui seul a le secret, pour le plus grand bonheur des spécialistes comme du grand public.

 

 

 

 

 

dimanche 23 Juillet - Nuit du Brésil

1ère partie : Yamandu Costa & Guto Wirtti

Yamandu est le plus grand guitariste Brésilien actuel, et sans aucun doute aussi, un des meilleurs guitaristes de la planète, tous styles confondus. Élevé dans la chaleureuse ambiance de la musique du Rio Grande do Sul, là où le Brésil jouxte l'Argentine, l’Uruguay, et le Paraguay, son univers musical se nourrit autant des musiques populaires de ces quatre pays, que de jazz et de flamenco. Avec sa guitare à 7 cordes, Yamandu est reconnu comme un guitariste hors-norme, éblouissant et très attachant. Totalement habité par sa musique, les concerts de Yamandu sont toujours des moments d'exception. Chacun de ses concerts à Patrimonio, en solo ou en groupe, font partie des instants de grâce de l’histoire des "Nuits". Il revient cette année accompagné de l’excellent Guto Wirtti, à la guitare basse acoustique, pour nous présenter "Bailongo", un projet qui transporte le public à travers les différents rythmes sud américains et particulièrement les musiques traditionnelles brésiliennes. Un voyage musical sublimé par le génie, la virtuosité, et la sensibilité de Yamandu, et aussi par la grande complicité qu’il partage depuis plusieurs années avec Guto. Le retour de Yamandu devrait ravir tous les vrais amateurs de guitare, certainement encore sous le choc de son époustouflante prestation de 2016. La magie et l'excellence seront au rendez-vous de cette première partie d'une Nuit du Brésil particulièrement passionnante.

 

 

 

2e partie : Ed Motta

Né à Rio De Janeiro, ce multi-instrumentiste et chanteur doté d'une voix incroyable, est adulé aux quatre coins du globe. Ed Motta débarquera à Patrimonio avec un superbe nouvel album, intitulé : "Perpetual Gateways". Un quizième album de fusion soul qui oscille subtilement entre ballades, groove ravageur, avec quelques excursions bop, spiritual jazz et autres merveilles swing. L'occasion d'apprécier la maîtrise parfaite de ce chanteur-compositeur brésilien qui démontre avec fulgurance à quel point la combinaison de mélodies, d'harmonies, de rythmes et surtout de cette voix sinugulière, peut faire chavirer un public avec ses vibrations positives. Ed Motta est en effet le maître actuel d'une soul sensuelle gorgée de lumière qui nous renvoie aux plus belles partitions de Barry White et Stevie Wonder. Superbement entouré sur scène, le crooner Brésilien vous emmènera dans une virée de jazz West Coast où tout roule, tout baigne. Une soirée à ne pas manquer, d’autant qu’une rencontre avec Yamandu Costa pourrait valoir de l’or et très certainement procurer au public Corse une émotion musicale unique.

 

 

 

 

 

Lundi 24 Juillet

1ère partie : The NoFace

En 2016, sur les cendres encore fumantes de leur ancien groupe Skip The Use, Yan, Max, Lio et Jay imaginent un nouveau projet autour d'une identité visuelle forte : un masque barré d'une croix blanche, symbole à la fois d'un nouveau départ et d'une volonté affichée de faire passer la musique avant la notoriété. Pensé comme un collectif anonyme, The NoFace rassemble plusieurs projets artistiques distincts autour d'une idée simple : la liberté de créer. Pour le premier de ces projets, résolument rock, il fallait quelqu'un capable de porter ce message, une voix pour l'amplifier. Ce sera Oma Jali. Issue des cultures urbaines, Oma se fait connaître par ses remarquables prestations dans The Voice 5. Auteure-compositrice-interprète d'origine Camerounaise, ses influences métissées sont portées par son empreinte vocale chaude et puissante. La rencontre de leurs univers musicaux respectifs est une évidence : Oma sera le visage de ceux qui n'en ont pas... Le concert de Patrimonio permettra au public Corse de découvrir un groupe promis à un grand avenir, selon tous les observateurs avisés. À vos marques, prêts ?, vibrez !

 

 

 

2e partie : TRUST

Formé à la fin des 70's par Bernie Bonvoisin, Norbert Krief (alias NONO) et une série de complices qui vont et viennent, le groupe Trust a su s’imposer et occuper une place à part dans le paysage rock Français. Le groupe prend son véritable envol en 1978, à la faveur de la première partie de AC/DC avec lequel les membres du groupe vont largement sympathiser après s’en être inspiré. Trust adapte notamment le titre des Australiens "Love at first feel" qui devient "Paris by night". Suivront également des collaborations avec des groupes tels que Iron Maiden ou Anthrax. Forts de tubes étendards comme "Antisocial" ou "L’élite" pétris de critique sociale, Trust a conquis plusieurs générations de fans impatients de les retrouver sur scène. C’est donc pour leur plus grand bonheur que le combo célèbre cette année ses 40 ans de carrière avec un line-up formé par Bernie et Nono, bien-sûr, mais aussi de David Jacob (basse), Hervé Koster (batterie) et Izo Diop (guitare), trois "anciens". Cette tournée intitulée "Au Nom de la Rage" fait un détour par Patrimonio ; l’occasion rêvée de faire le plein d’adrénaline et de riffs enragés, sous les étoiles du Théâtre de Verdure.

 

 

 

 

 

 

mardi 25 Juillet

1ère partie : Antoine Boyer & Sébastien Giniaux

Du haut de ses 20 ans, Antoine Boyer est déjà un guitariste d’une maturité incroyable. Polyvalent, il passe avec un brio et une aisance déconcertante du style manouche à la guitare classique. Deux disciplines dans lesquelles il accumule les récompenses dès l’âge de 13 ans : Lauréat au Djangofest Award 2011 de Seattle, "Révélation" 2012 par le magazine Guitar Acoustic, 1er prix du concourt "Révélation Classique 2016", et bien d’autres... Ses talents de compositeur et d’arrangeur sont déconcertants pour un musicien si jeune. Lorsqu’il joue "manouche", ses lignes de basses et ses chants dans les médiums sont nouveaux, splendides et uniques. S’il joue comme un manouche, aucun manouche ne joue comme lui ! Après 15 années consacrées au violoncelle et à la musique classique, Sébastien Giniaux se passionne pour la guitare et le jazz manouche. Un style dans lequel il devient rapidement l’un des portes drapeaux de la nouvelle génération, en compagnie des Rocky Gresset, Adrien Moignard, Noe Reinhardt... et Antoine Boyer, avec lesquels il appartient au collectif "Selmer 607". Nous sommes ravis d’accueillir ces deux virtuoses, parmi les plus inventifs, qui arrivent à apporter un vocabulaire résolument moderne à la musique de Django, sans la dénaturer ; du très grand Art ! Sébastien était venu jouer à Patrimonio en compagnie d’Adrien Moignard. Antoine aussi, il y a 5 ans... pour suivre les cours de guitare classique de Valérie Duchateau, dans le cadre des stages organisés durant le festival par l’école ATLA. Voila une bien belle histoire !

 

 

2e partie : RENAUD

Est-il utile de présenter Renaud, auteur, compositeur, interprète et acteur et écrivain à ses heures ? L'artiste est incontestablement un monument de la chanson Française, avec 23 albums totalisants près de 20 millions d’exemplaires vendus. Depuis 1975, qui marque le début de sa carrière, on peut faire une longue liste d’albums mémorables, à commencer par le célèbre "Laisse béton" (1977), puis "Ma gonzesse" (1979), "Marche à l’ombre" (1980), "Morgane de toi" (1983), "Mistral gagnant" (1985), "Putain de camion" en hommage à son ami Coluche (1988), "Renaud cante el’ Nord" (1993) qui lui vaut la Victoire de la musique de l'album de musique tradi­tion­nelle, "Boucan d’enfer" (2002) pour lequel il reçoit les récompenses de Meilleur artiste, Meilleur album et Meilleure chan­son pour Manhat­tan-Kaboul aux Victoires de la Musique en 2003, "Rouge Sang" (2006), et jusqu’à "Toujours debout" (2015), on en perd le souffle, même si on en oublie au passage. Renaud, depuis plus de 40 ans, a surtout collectionné les albums à succès. L’homme sincère, sensible, poète à fleur de peau, a connu des moments difficiles mais s’est toujours relevé, avec force et courage, à l’image de sa tournée "Phénix Tour". Après 10 ans d’absence et en exclusivité cet été en Corse, Renaud nous offre aujourd’hui le plus beau des cadeaux : un concert à Patrimonio ! Concert qui, à n’en pas douter, marquera l’histoire des Nuits de la Guitare.

Mardi 18 juillet

1ère partie : NOA

Noa est une chanteuse d’origine yéménite, née en Israël, qui a grandi à New-York où elle a suivi les cours de la High School for Performing Arts. Quelques années plus tard, elle fait la rencontre du guitariste Gil Dor avec qui elle forme un duo en 1993, "Achinoam Nini and Gil Dor". L’année suivante, elle sort son premier album, "Noa", coproduit par Pat Metheny, qui lui apporte un succès immédiat dans le sillage de son tube "I don’t know". Noa doit son succès à son immense voix, mais aussi à sa musique métissée qui brasse folk, pop, rock et influences orientales. Ambassadrice de l’ONU, poursuivant inlassablement son combat pour la paix au Proche-Orient, Noa revient cette année sur le devant de la scène en duo acoustique avec Gil Dor, son collaborateur de toujours, avec qui elle a réalisé plus de 15 albums vendus à des millions d'exemplaires. Les Nuits de la Guitare ne pouvaient donc pas passer à côté de cette chance d’accueillir cette grande dame de la chanson accompagnée d’un excellent guitariste.

 

 

 

2e partie : Asaf Avidan

En 2010, les spectateurs venus voir les Simple Minds à Patrimonio avaient pu découvrir, en première partie, Asaf Avidan, alors inconnu du grand public, accompagné à l’époque de ses "Mojos". C’est aujourd'hui au sommet de son art que nous réinvitons cet artiste à la voix de velours caractéristique, haut perchée, androgyne, sur des titres pop folk baignés d'émotion, inspirés le plus souvent de ses histoires d'amour... et de désamour. Lorsqu'il chante sa souffrance et ses ruptures, Asaf Avidan nous émeut, comme sur "Different Pulses", l'album de sa révélation. Une révélation encore portée par le succès de la reprise de son titre "One Day (Reckoning Song)" par le DJ allemand Wankelmut. C’est la formule que l'on retrouve aussi principalement sur "Gold Shadows", son dernier opus en date et sur la sélection des titres qui feront le "Into the Labyrinth Tour". Une invitation à plonger dans le dédale de son monde intérieur et dans le labyrinthe de ses émotions, au cœur même de ce qu’il appelle sa "quête d’un moment de vérité". Un beau moment en perspective qui pourrait être magnifié par un duo mémorable avec Noa en fin de soirée.

 

 

 

 

 

Mercredi 19 juillet

1ère partie : Mariama Trio

Mariama est une chanteuse, compositrice et guitariste qui ressemble à ce monde ouvert où les identités sont en mouvement, dans lequel les appartenances sont multiples et emmêlées. Sa belle voix a le grain, l’élan, la douceur et la limpidité des voix d’Afrique de l’Ouest. On y entend aussi l’écho des divas du jazz ou de Tracy Chapman, la gouaille des grandes faiseuses de tubes de Londres ou de New York, la profondeur spirituelle du reggae ou de la Soul old school. Ses chansons ont la tendresse des consolations, la lumière des printemps radieux, la chaleur du soleil de l’après-midi. Voilà pourquoi les chansons de Mariama émeuvent aussi directement et restent facilement en mémoire : elles sont habitées. Il suffit de l'écouter et de la voir pour deviner que l’on est en présence d’une petite merveille ! Entourée sur scène de Georges Dieme à la batterie et d’Abdoulaye Kouyaté à la guitare électrique et à la kora, voilà le trio parfait pour ouvrir cette soirée aux sonorités africaines, une nuit sublimée par le retour de notre ami Matthieu Chedid et ses amis Maliens.

 

 

 

2e partie : LAMOMALI, L'aventure Malienne de -M-

La grande et belle aventure du projet "LAMOMALI" est une passerelle entre Paris, Bamako et le monde. -M- de retour à Patrimonio, après son passage en famille en 2015, orchestre cette alchimie de cultures et de personnalités, porté par les koras (instruments à cordes envoûtants, transmis de père en fils depuis des générations) des maîtres en la matière ; Toumani et Sidiki Diabaté. LAMOMALI s’adresse à chacun d’entre nous, rappelant ces mots d’ouverture et de fraternité d’Andrée Chedid : "Toi, qui que tu sois, je te suis bien plus proche qu’étranger". LAMOMALI est un mélange de modernité pop/rock et de sons traditionnels venus d’Afrique, mais aussi une incitation à un voyage musical étonnant, émouvant et festif à la fois. Comment pourrait-il en être autrement puisque chaque fois que Matthieu Chedid vient nous rendre visite, c’est la fête au cœur du Théâtre de Verdure, la promesse toujours tenue de grands moments de bonheur et de partage avec le public.

 

 

 

 

 

 

jeudi 20 Juillet - Nuit des tziganes

1ère partie : Romane & Guitar Family

Véritable référence de la guitare jazz, Romane revient à Patrimonio avec son nouveau projet, en compagnie de ses deux fils ; Pierre et Richard Manetti, excellents guitaristes eux aussi : bon sang ne saurait mentir... Synthèse des influences de Django et du jazz plus funky, ce Guitar Family Connection fait partie intégrante du jazz actuel, ouvert sur la fusion, le métissage et s'inscrit dans cette volonté de poursuivre la destinée du Jazz : une musique vivante qui, comme telle, poursuit sa route de la créativité pour dialoguer avec les générations d'aujourd'hui et de demain. Un “3 men show” irrésistible, au swing puissant, qui nous emporte de standards en ballades envoûtantes, en passant par des morceaux funk de leur composition. Un concert où les 3 guitares conversent et se complètent précisément dans les sensibilités artistiques de chacun : style manouche pour Romane, plus funky pour Richard, et enfin plus be-bop avec Pierre. Au-delà de l’évident talent technique qui les réunit, les tonalités de leur répertoire démontrent que père et fils partagent une vaste culture Jazz qui vaut à leur musique de rayonner bien au-delà du style "manouche".

 

 

 

2e partie : Rosenberg Trio

Admiré, tant par les fans de jazz manouche, que par des guitaristes de tous horizons musicaux, voilà plus de 20 ans que les cousins Rosenberg sillonnent les plus grandes scènes internationales sans relâche. Assisté par une section rythmique implacable, véritable machine de guerre composée de Nonnie à la contrebasse et Nous’che à la guitare rythmique (considéré comme la référence de la "pompe manouche"), Stochelo peut étaler toute sa virtuosité et son inspiration, avec des phrasés hallucinants ponctués par un vibrato très personnel. Fort d'un répertoire alternant standards et superbes compositions, ce trio est LE groupe phare du jazz manouche actuel. Quoi de plus normal que les réalisateurs de "Django" fassent appel au Rosenberg Trio pour interpréter les parties musicales de leur superbe film, sorti en salle en avril 2017. Les retrouvailles de Romane et Stochelo vont nous ramener quelques belles années en arrière, notamment lors d’une "Nuit des Tziganes" mémorable qui avait régalée plus de 2000 spectateurs jusqu’à 2h30 du matin ! Nous étions en l’an 2000, un temps béni ou l’on se déplaçait pour écouter de la guitare... Gageons que nous revivrons ce soir un nouveau moment d’anthologie avec ces magnifiques guitaristes qui ont contribué à écrire la belle histoire des "Nuits".

 

 

 

 

 

vendredi 21 Juillet

1ère partie : Joanne Shaw Taylor

Joanne Shaw Taylor, se passionne très tôt pour la guitare, ses références n’étant autre que Stevie Ray Vaughan, Albert Collins, Jimi Hendrix et BB King. Alors qu'elle n'a que 16 ans, Dave Stewart la remarque et l’invite à rejoindre son groupe D.U.P. pour sa tournée Européenne. En 2009, sort son premier album "White Sugar", puis "Diamonds in the Dirt" en 2010, qui seront classés numéro 8 dans la catégorie Top Blues Albums par le magazine US Billboard. La même année, les British Blues Awards lui décernent le prix de Best Female Vocalist. Prix qu’elle recevra également en 2011 ! On comprend donc mieux pourquoi elle a été sollicitée par Annie Lenox lors du Diamond Jubilee Concert à Londres en 2012 puis, plus récemment, par Joe Bonamassa pour sa tournée Européenne. Cependant, après 6 albums, dont le dernier "WIld", Joanne est, à 31 ans, la patronne sur scène, admirée et respectée par les plus grands guitaristes de Blues. Les Nuits de la Guitare proposent donc ce soir une 1ère partie "découverte" qui permettra au public de Patrimonio de juger de toute l’étendue du talent de cette blueswoman, dont on devrait entendre beaucoup parler dans les années à venir.

 

 

2e partie : Rival Sons

Après la révélation de leur concert en 2015, le phénomène Rival Sons revient à Patrimonio avec un nouvel album ! Encensé par les critiques et placé par certains au même niveau que Led Zeppelin, The Doors, et autres groupes mythiques, ce groupe californien délivre "Une soul torride dans un torrent rock, un psychédélisme bluesy et des effusions garage tonitruantes" ! (Les Inrocks). Une machine aussi puissante que les Black Keys ou Jack White, menée par l'envoûtante voix de Jay Buchanan, dont le charisme rappelle Robert Plant ou Jim Morisson, et les riffs épiques du guitariste Scott Holiday. Présence scénique déjantée, influences 70's et un son étourdissant, Rival Sons est le meilleur étendard du rock actuel ! Le nouveau, "Hollow Bones" est un disque immense qui confirme leur statut de référence incontournable. Devancé par une réputation live énorme, voilà un groupe à ne rater sous aucun prétexte cette année encore ! Une Nuit Rock placée sous le signe de l’excellence !!!

 

 

 

 

 

 

samedi 22 Juillet

1ère partie : Laurence Jones

Le bluesman britannique Laurence Jones a longtemps été étiqueté comme étant "le futur du blues", mais cela n’est plus d'actualité. Après plusieurs prix prestigieux (Meilleur Guitariste Européen aux European Music Awards, Jeune Artiste de l’Année en 2014, 2015 et 2016 aux British Blues Awards), trois albums et un 4e en cours de réalisation, il est déjà un sérieux client pétri de talent. En effet, sous des airs toujours juvéniles, il a un son et un touché personnel mais aussi l’assurance et l’énergie incendiaire des tout meilleurs. Laurence, à la guitare et au chant, et son  groupe (Bennett Holland aux claviers, Greg Smith à la basse et Phil Wilson à la batterie) mettent toutes leurs forces dans un blues moderne et inspiré. Laurence joue, chante et écrit déjà comme le ferait un vieux bluesman, mais il n’a pas la grosse tête et garde les pieds sur terre. On peut le voir à son visage souriant qu’il arbore à chaque concert. Il vit pour la guitare. Il adore la guitare. Ça tombe bien : nous aussi ! Attention : talent.

 

 

 

2e partie : Keziah Jones

Keziah Jones, rocker Nigérian influencé par Jimi Hendrix, Prince et Fela Kuti, fait ses premières armes dans les métros Londonien, puis Parisien où il invente un style, le blufunk, pour lequel il utilise sa guitare à la manière des percus­sions. Musicien virtuose et chanteur à la voix unique, Keziah est rapidement remarqué, et signe en 1992 le disque-manifeste Blufunk Is A Fact!, un mélange de funk et de blues acoustique porté par le succès planétaire du single Rhythm is love. Les deux albums suivants (Afri­can Space Craft en 1995 et Liquid Sunshine en 1999) reçoivent un accueil plus miti­gé, mais en 2003, avec BlackOrpheus, il retrouve les faveurs du public qui ne le quitteront plus. Artiste éclectique, Keziah Jones reste avant tout un musicien hors-paire- qui aime faire partager sa musique. En attendant de créer sa propre école, il colla­bore avec le site inter­net Imusic-school (l’un de nos partenaires), donne des cours de guitare et enseigne le blufunk via des vidéos acces­sibles aux inter­nautes abon­nés du site. Ce soir, de retour à Patrimonio, Keziah Jones donnera une nouvelle démonstration de son style guitaristique percussif, syncopé, dont lui seul a le secret, pour le plus grand bonheur des spécialistes comme du grand public.

 

 

 

 

 

dimanche 23 Juillet - Nuit du Brésil

1ère partie : Yamandu Costa & Guto Wirtti

Yamandu est le plus grand guitariste Brésilien actuel, et sans aucun doute aussi, un des meilleurs guitaristes de la planète, tous styles confondus. Élevé dans la chaleureuse ambiance de la musique du Rio Grande do Sul, là où le Brésil jouxte l'Argentine, l’Uruguay, et le Paraguay, son univers musical se nourrit autant des musiques populaires de ces quatre pays, que de jazz et de flamenco. Avec sa guitare à 7 cordes, Yamandu est reconnu comme un guitariste hors-norme, éblouissant et très attachant. Totalement habité par sa musique, les concerts de Yamandu sont toujours des moments d'exception. Chacun de ses concerts à Patrimonio, en solo ou en groupe, font partie des instants de grâce de l’histoire des "Nuits". Il revient cette année accompagné de l’excellent Guto Wirtti, à la guitare basse acoustique, pour nous présenter "Bailongo", un projet qui transporte le public à travers les différents rythmes sud américains et particulièrement les musiques traditionnelles brésiliennes. Un voyage musical sublimé par le génie, la virtuosité, et la sensibilité de Yamandu, et aussi par la grande complicité qu’il partage depuis plusieurs années avec Guto. Le retour de Yamandu devrait ravir tous les vrais amateurs de guitare, certainement encore sous le choc de son époustouflante prestation de 2016. La magie et l'excellence seront au rendez-vous de cette première partie d'une Nuit du Brésil particulièrement passionnante.

 

 

 

2e partie : Ed Motta

Né à Rio De Janeiro, ce multi-instrumentiste et chanteur doté d'une voix incroyable, est adulé aux quatre coins du globe. Ed Motta débarquera à Patrimonio avec un superbe nouvel album, intitulé : "Perpetual Gateways". Un quizième album de fusion soul qui oscille subtilement entre ballades, groove ravageur, avec quelques excursions bop, spiritual jazz et autres merveilles swing. L'occasion d'apprécier la maîtrise parfaite de ce chanteur-compositeur brésilien qui démontre avec fulgurance à quel point la combinaison de mélodies, d'harmonies, de rythmes et surtout de cette voix sinugulière, peut faire chavirer un public avec ses vibrations positives. Ed Motta est en effet le maître actuel d'une soul sensuelle gorgée de lumière qui nous renvoie aux plus belles partitions de Barry White et Stevie Wonder. Superbement entouré sur scène, le crooner Brésilien vous emmènera dans une virée de jazz West Coast où tout roule, tout baigne. Une soirée à ne pas manquer, d’autant qu’une rencontre avec Yamandu Costa pourrait valoir de l’or et très certainement procurer au public Corse une émotion musicale unique.

 

 

 

 

 

Lundi 24 Juillet

1ère partie : The NoFace

En 2016, sur les cendres encore fumantes de leur ancien groupe Skip The Use, Yan, Max, Lio et Jay imaginent un nouveau projet autour d'une identité visuelle forte : un masque barré d'une croix blanche, symbole à la fois d'un nouveau départ et d'une volonté affichée de faire passer la musique avant la notoriété. Pensé comme un collectif anonyme, The NoFace rassemble plusieurs projets artistiques distincts autour d'une idée simple : la liberté de créer. Pour le premier de ces projets, résolument rock, il fallait quelqu'un capable de porter ce message, une voix pour l'amplifier. Ce sera Oma Jali. Issue des cultures urbaines, Oma se fait connaître par ses remarquables prestations dans The Voice 5. Auteure-compositrice-interprète d'origine Camerounaise, ses influences métissées sont portées par son empreinte vocale chaude et puissante. La rencontre de leurs univers musicaux respectifs est une évidence : Oma sera le visage de ceux qui n'en ont pas... Le concert de Patrimonio permettra au public Corse de découvrir un groupe promis à un grand avenir, selon tous les observateurs avisés. À vos marques, prêts ?, vibrez !

 

 

 

2e partie : TRUST

Formé à la fin des 70's par Bernie Bonvoisin, Norbert Krief (alias NONO) et une série de complices qui vont et viennent, le groupe Trust a su s’imposer et occuper une place à part dans le paysage rock Français. Le groupe prend son véritable envol en 1978, à la faveur de la première partie de AC/DC avec lequel les membres du groupe vont largement sympathiser après s’en être inspiré. Trust adapte notamment le titre des Australiens "Love at first feel" qui devient "Paris by night". Suivront également des collaborations avec des groupes tels que Iron Maiden ou Anthrax. Forts de tubes étendards comme "Antisocial" ou "L’élite" pétris de critique sociale, Trust a conquis plusieurs générations de fans impatients de les retrouver sur scène. C’est donc pour leur plus grand bonheur que le combo célèbre cette année ses 40 ans de carrière avec un line-up formé par Bernie et Nono, bien-sûr, mais aussi de David Jacob (basse), Hervé Koster (batterie) et Izo Diop (guitare), trois "anciens". Cette tournée intitulée "Au Nom de la Rage" fait un détour par Patrimonio ; l’occasion rêvée de faire le plein d’adrénaline et de riffs enragés, sous les étoiles du Théâtre de Verdure.

 

 

 

 

 

 

mardi 25 Juillet

1ère partie : Antoine Boyer & Sébastien Giniaux

Du haut de ses 20 ans, Antoine Boyer est déjà un guitariste d’une maturité incroyable. Polyvalent, il passe avec un brio et une aisance déconcertante du style manouche à la guitare classique. Deux disciplines dans lesquelles il accumule les récompenses dès l’âge de 13 ans : Lauréat au Djangofest Award 2011 de Seattle, "Révélation" 2012 par le magazine Guitar Acoustic, 1er prix du concourt "Révélation Classique 2016", et bien d’autres... Ses talents de compositeur et d’arrangeur sont déconcertants pour un musicien si jeune. Lorsqu’il joue "manouche", ses lignes de basses et ses chants dans les médiums sont nouveaux, splendides et uniques. S’il joue comme un manouche, aucun manouche ne joue comme lui ! Après 15 années consacrées au violoncelle et à la musique classique, Sébastien Giniaux se passionne pour la guitare et le jazz manouche. Un style dans lequel il devient rapidement l’un des portes drapeaux de la nouvelle génération, en compagnie des Rocky Gresset, Adrien Moignard, Noe Reinhardt... et Antoine Boyer, avec lesquels il appartient au collectif "Selmer 607". Nous sommes ravis d’accueillir ces deux virtuoses, parmi les plus inventifs, qui arrivent à apporter un vocabulaire résolument moderne à la musique de Django, sans la dénaturer ; du très grand Art ! Sébastien était venu jouer à Patrimonio en compagnie d’Adrien Moignard. Antoine aussi, il y a 5 ans... pour suivre les cours de guitare classique de Valérie Duchateau, dans le cadre des stages organisés durant le festival par l’école ATLA. Voila une bien belle histoire !

 

 

2e partie : RENAUD

Est-il utile de présenter Renaud, auteur, compositeur, interprète et acteur et écrivain à ses heures ? L'artiste est incontestablement un monument de la chanson Française, avec 23 albums totalisants près de 20 millions d’exemplaires vendus. Depuis 1975, qui marque le début de sa carrière, on peut faire une longue liste d’albums mémorables, à commencer par le célèbre "Laisse béton" (1977), puis "Ma gonzesse" (1979), "Marche à l’ombre" (1980), "Morgane de toi" (1983), "Mistral gagnant" (1985), "Putain de camion" en hommage à son ami Coluche (1988), "Renaud cante el’ Nord" (1993) qui lui vaut la Victoire de la musique de l'album de musique tradi­tion­nelle, "Boucan d’enfer" (2002) pour lequel il reçoit les récompenses de Meilleur artiste, Meilleur album et Meilleure chan­son pour Manhat­tan-Kaboul aux Victoires de la Musique en 2003, "Rouge Sang" (2006), et jusqu’à "Toujours debout" (2015), on en perd le souffle, même si on en oublie au passage. Renaud, depuis plus de 40 ans, a surtout collectionné les albums à succès. L’homme sincère, sensible, poète à fleur de peau, a connu des moments difficiles mais s’est toujours relevé, avec force et courage, à l’image de sa tournée "Phénix Tour". Après 10 ans d’absence et en exclusivité cet été en Corse, Renaud nous offre aujourd’hui le plus beau des cadeaux : un concert à Patrimonio ! Concert qui, à n’en pas douter, marquera l’histoire des Nuits de la Guitare.